Des pèlerins landais sur les traces de Mgr Jean Cassaigne au Vietnam (8-19 avril 2026)

En avril 1926, Jean Cassaigne, originaire de Grenade /Adour, prêtre des Missions Etrangères de Paris, s’embarquait à bord du paquebot le d’Artagnan pour évangéliser les peuples d’Indochine. Il ignorait le destin unique qui l’attendait dans cette terre culturellement si différente de ses Landes natales. Sa famille n’était pas sure de le voir revenir vivant un jour à Grenade. 100 ans plus tard, presque jour pour jour, l’association « les Amis de Mgr Cassaigne » de Grenade et le diocèse d’Aire et Dax sont partis sur ses pas au Vietnam. 29 Landais, Pyrénéens et Girondins conduits par Mgr Souchu, évêque du diocèse, se sont rendus à Di Linh où le P. Jean Cassaigne a évangélisé les minorités montagnardes et créée une léproserie en 1927, à Ho Chi Minh Ville dont il fut l’évêque de 1941 à 1955 et dans différents lieux où les descendants de celles et ceux qu’il a soignés ou baptisés font vivre son souvenir.

Cette délégation a pu rencontrer les malades de la lèpre toujours accueillis à Di Linh, témoins de la persistance de cette épouvantable maladie infectieuse encore aujourd’hui, et les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul qui leur prodiguent soins et assistance comme à l’époque de Mgr Cassaigne. Dans la petite maison où celui-ci vivait jusqu’à sa mort en 1973, les pèlerins ont pu découvrir ses effets personnels du quotidien et ses habits liturgiques exposés de façon très émouvante.

Autour de sa sépulture, une célébration conduite par Mgr Souchu et Mgr Manh, évêque de Dalat, a réuni les pèlerins français et les fidèles vietnamiens : un vibrant « Estela de la Ma » a répondu à un cantique en vietnamien dédié à Mgr Cassaigne.
La population de Di Linh avait organisé un spectacle vivant avec des musiques et des danses traditionnelles en Koho, la langue des minorités montagnardes parlée et étudiée par Mgr Cassaigne, racontant toute sa vie.

Dans la paroisse de Kala, proche de Di Linh, les pèlerins ont découvert une statue grandeur nature du Père Cassaigne au chevet d’une montagnarde atteinte de la lèpre et agonisante. Cette œuvre qui commémore son engagement au service des plus démunis n’a pas encore d’équivalent dans son village natal, Grenade.

Les pèlerins ont également visité les sanctuaires de Lavang dédié à la Vierge Marie près de Dalat, le séminaire de Hué avec les sépultures de nombreux missionnaires qui ont donné leur vie au Vietnam, la cathédrale de Hanoï et le sanctuaire de So Kien dédié aux 117 martyrs vietnamiens, français et espagnols canonisés par Jean-Paul II en 1988.
Tout cela a montré aux pèlerins la vigueur de la communauté catholique dans un pays où cette religion est minoritaire. A travers toutes ces rencontres bouleversantes, les pèlerins ont découvert combien est grande au Vietnam la ferveur autour de ce natif des Landes alors qu’il est très peu connu en France. Des informations ont pu également être échangées sur la procédure de béatification toujours en cours sous la tutelle de Mgr Manh.
Pour plus d’informations, contacter :
- l’association les amis de Mgr Cassaigne à amismgrcassaigne@gmail.com
- le service des pèlerinages diocésains à pelerinages@diocese40.fr
Préserver l’héritage laissé par Mgr Cassaigne
Dès qu’il quitte son milieu familial à l’adolescence, Jean Cassaigne commence une correspondance très régulière avec sa famille, ses amis puis les organisations avec lesquelles il collabore. L’association détient un important stock de lettres et de cartes postales. Lorsqu’elles sont adressées à son père, à sa grand-mère ou à sa belle-mère, il s’agit d’originaux. Lorsqu’elles sont envoyées à des membres plus éloignées de sa famille, essentiellement ses cousins et cousines, il s’agit de copies que les familles nous ont autorisées à dupliquer et à utiliser, ainsi que quelques originaux qu’elles nous ont confiés.


Quand il arrive en Indochine en 1926, le Père Cassaigne entame une très riche activité photographique. Il glisse dans ses courriers des clichés en noir et blanc montrant les populations au service desquelles il œuvre, ses confrères missionnaires ou le milieu dans lequel il vit. Il se met également en scène au milieu des montagnards Koho, les « Moïs » comme on les appelle à cette époque. Pendant la période où il est évêque de Saïgon, des agences de photographie ou des particuliers le prennent en photo et lui transmettent des clichés. Son père, à Grenade-sur-l’Adour, conserve avec amour ces courriers et ces photos. Quand le Père puis Mgr Cassaigne rentre en France en 1932, 1947 et 1950, il classe et annote ces clichés dans des albums.



En 1965, la maison natale de la famille Cassaigne est donnée à la paroisse de Grenade-sur-l’Adour. Celle-ci la loue avec les meubles laissés par la famille. Les locataires les vident progressivement de leurs contenus. Un jour un employé municipal, M. Robert Lasserre, trouve des albums jetés dans les poubelles du quartier. Il les ouvre et découvre avec étonnement les images de Mgr Cassaigne. Conscient de la valeur patrimoniale de ces albums, M. Lasserre les apporte à Jean-Pierre Ducournau, déjà très concerné par la mémoire de Mgr Cassaigne. Ce fonds documentaire ajouté à celui conservé par la paroisse de Grenade constitue la base des archives de l’association. Cette base s’est enrichie au fur et à mesure des nouvelles découvertes ou quand des particuliers nous confient leurs documents. Des documents illustrant les événements auxquels a été confronté l’évêque de Saïgon pendant la période bien agitée de la 2ème guerre mondiale et de la guerre d’Indochine sont également conservés par l’association.
Approfondir la connaissance de la vie de Mgr Cassaigne


Depuis 2019, l’association recherche de nouveaux documents ou témoignages avec notamment l’objectif d’étayer le dossier de béatification de Mgr Cassaigne. Les familles Darthos à Urgons (Landes), Arnaud en Gironde et Weydert en région parisienne, toutes trois apparentées à Mgr Cassaigne, ont confié de nouveaux documents à l’association : courriers, journaux quotidiens, souvenirs personnels, croix épiscopale, etc.
La compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul nous a ouvert ses archives. L’objectif de cette recherche est de savoir dans quelles circonstances trois religieuses de cette congrégation sont arrivées en 1938 à Djiring pour aider le Père Cassaigne à soigner, nourrir les malades de la lèpre ainsi qu’à éduquer leurs femmes et leurs enfants. Les échanges de courrier de cette époque montrent l’enthousiasme des religieuses à aller accomplir cette œuvre si proche de celle de leur fondateur, Saint Vincent de Paul. Et le prix qu’elles en ont payé, au détriment de leur santé et de leurs vies. Le compte-rendu de cette étude peut être consulté en cliquant sur le lien ci-dessous




En 2015, les archives nationales de France rendent publiques les archives de la Commission interministérielle d’enquête pour l’Indochine. Cette commission a auditionné Mgr Cassaigne en 1947 sur son rôle pendant la 2ème guerre mondiale. Il lui est reproché d’avoir tenu des propos favorables au Maréchal Pétain. L’association a accédé au procès-verbal de cette audition. La commission reproche à Mgr Cassaigne des erreurs d’appréciation concernant le rôle du Maréchal Pétain, son imprudence et sa participation à la Légion des Combattants, organe de propagande du régime de Vichy en France et dans les colonies. Mais aucun acte répréhensible ne lui est reproché. Au contraire, la commission souligne qu’il est intervenu à plusieurs reprises pour défendre de nombreuses personnes poursuivies par le Gouverneur Général de l’Indochine. Il est blanchi. Le résultat de l’analyse de ces archives a été communiqué lors de la commémoration du cinquantenaire de la mort de Mgr Cassaigne, en octobre 2023, à Grenade-sur-l’Adour. Il a fait l’objet d’un article publié en septembre 2024 dans le Bulletin de la Société de Borda.
Des expositions, des conférences, des publications et un livre pour faire connaître la vie et l’œuvre de Mgr Cassaigne au grand public.

Exposition à l’abbatiale de Saint-Sever en juillet et août 2025

A partir des documents en archives et des découvertes plus récentes, onze panneaux (kakémonos) ont été construits avec des photos originales et des extraits des courriers de Mgr Cassaigne présentent sa vie et son œuvre des Landes jusqu’à l’Indochine. Ils sont utilisés pour des expositions destinées au grand public installées dans les Landes :
- à Grenade sur l’Adour en septembre 2020
- au lycée Jean Cassaigne à St Pierre du Mont en mai et juin 2021
- au berceau de Saint-Vincent de Paul durant l’été 2021
- à l’église de Vieux Boucau durant l’été 2022
- à l’église de Capbreton durant l’été 2023
- à l’église de Morcenx en février-mars 2024
- à Benquet en avril 2024
- à la cathédrale d’Aire-sur-l’Adour en juillet et août 2024
- à l’abbatiale de Saint-Sever en juillet et août 2025
- dans les églises de Biscarosse, Sanguinet et Parentis en juillet et août 2026
Il peut être estimé que chaque exposition donne à environ mille personnes l’occasion de découvrir Mgr Cassaigne.
Ces expositions sont accompagnées de conférences publiques gratuites, ouvertes à tous, permettant des interactions avec un public plus réceptif. Ainsi, les représentants de l’association ont donné des conférences :

- au siège des Missions Etrangères de Paris en février 2022
- à la librairie Impressions à Paris en juin 2022
- à la médiathèque de Grenade-sur-l’Adour en juillet 2022
- au lycée Jean Cassaigne à St Pierre du Mont en juillet 2022
- à l’abbaye de Maylis lors des journées d’amitié Landes Cancer Espérance en septembre 2022
- à l’église de Capbreton en juillet 2023
- au Village Landes Alzheimer de Dax en septembre 2023
- au Forum de la culture et des loisirs à St Pierre-du-Mont en septembre 2023,
- Grenade-sur-l’Adour lors de la commémoration des 50 ans de la disparition de Mgr Cassaigne en octobre 2023
- à Morcenx en février 2024
- au berceau de St Vincent de Paul en mai 2024
- à Aire-sur-l’Adour en juillet 2024
- à l’abbatiale de Saint-Sever le 21 juillet 2025
- lors de l’AG de l’Hospitalité landaise le 30 novembre 2025 à Larrivière-Saint-Savin
- à l’abbaye Notre Dame St Eustase de Saint-Loubouer le 14 avril 2026
Les prochaines auront lieu :
- à l’église de Biscarosse plage le 15 juillet 2026 à 20h30
- à l’église de Parentis le 19 aout 2026 à 20h30
L’analyse des documents anciens ou trouvés récemment permet de publier des analyses destinées à compléter les différentes biographies déjà publiées et d’éclaircir certains points mal connus de sa vie. Peuvent être cités :
- le récit de l’arrivée des Filles de la Charité à Djiring déjà mentionné sur cette page,
- Un évêque lépreux au Vietnam bientôt béatifié? Revue des MEP, n° 599, janvier 2024, pp 49-54.
- Mgr Jean Cassaigne (1895-1973), un évêque landais dans l’Indochine en guerre. Paru dans le n°555 du 3ème trimestre 2024 du Bulletin de la Société de Borda


Un livre résumant sa vie, illustré de photos et accompagné de citations puisées dans les ressources de l’association, dans les archives des Filles de la Charité et dans celles des Missions Etrangères de Paris conservées par l’IRFA a été édité par l’association et le groupe scolaire Jean Cassaigne en 2022. Il peut être commandé en cliquant sur la page de couverture ou en scannant le QR codes ci-joints
Sensibiliser les jeunes au message de solidarité que laisse Mgr Cassaigne
Jean Cassaigne a dédié sa vie à des personnes malades, exclues de communautés parmi les plus démunies d’Indochine puis du Vietnam. Son empressement à redonner de la dignité à ces peuples vulnérables illustre la solidarité qui pouvait exister entre des populations rurales de métropole, dont il était issu, et celles des confins de l’Empire colonial. Aujourd’hui encore, les inégalités dans le monde persistent, notamment entre les populations des pays industrialisés et celles des pays en développement. Les jeunes Français y sont très sensibles et n’hésitent pas à s’engager dans des actions permettant de réduire ces inégalités.
Conscients du message laissé par Jean Cassaigne et de la motivation de la jeunesse, l’association les Amis de Mgr Cassaigne et le groupe scolaire Jean Cassaigne (Mont-de-Marsan/Saint-Pierre-du-Mont) prennent l’initiative en 2019 de lancer le Prix Jean Cassaigne des lycéens pour la solidarité internationale. L’objectif de ce Prix est de sensibiliser les lycéens à la solidarité internationale tout en faisant vivre le message de Jean Cassaigne en faveur des populations les plus démunies de la planète. La 1ère édition est lancée fin 2019.

Pour atteindre ce double objectif, des lycéens récompensent chaque année des organisations françaises dont l’action a contribué de façon significative à améliorer les conditions de vie d’une population vulnérable au Sud. Les organisations lauréates de ce prix sont choisies par un jury de lycéens du lycée Jean-Cassaigne en réponse à un appel à propositions. Ce jury est appuyé par un comité d’experts de la recherche et du développement international.
La 7ème édition s’est achevée le 5 juin 2026 par la remise des récompenses aux deux associations lauréates parmi les 25 ayant répondu à l’appel à propositions 2025-2026. Il s’agit de :
- La Voix de l’Enfant pour son action en faveur de l’enregistrement des enfants à l’état civil en République Démocratique du Congo
- Nav’Solidaire engagée dans la collecte en France de matériel prothétique et dans son transport vers l’Afrique pour en faire bénéficier les personnes non appareillées au Sénégal et en Gambie
Les 10 organisations lauréates des six premières éditions sont les suivantes :
- La Maison des Himalayas, lauréat 2020
- Les Enfants de Louxor, lauréat 2021
- Elevages sans frontières, lauréat 2022
- Street Child France, second prix 2022
- Famille Kizito Haïti-France, lauréat 2023
- Grandir Dignement, second prix 2023
- Les Baroudeurs de l’Espoir, lauréat 2024
- blueEnergy France, second prix 2024
- Les Orchidées Rouges, lauréat 2025
- Codégaz, second Prix 2025
Par leurs choix, les lycéens ont récompensé des actions ayant contribué à aider les populations suivantes :
- Inde, population enclavée dans la vallée de Kullu, enfants souffrant de handicaps, et femmes et filles de minorités intouchables
- Côte d’Ivoire, femmes et filles victimes de mutilations sexuelles
- Egypte, populations marginalisées de Louxor, chrétiennes et musulmanes,
- Togo, éleveuses en zone sahélienne,
- Népal, enfants des rues,
- Haïti, enfants déshérités de Cité Soleil,
- Madagascar, Niger, enfants en détention carcérale,
- Liban et Syrie, enfants de camps de réfugiés,
- Nicaragua, femmes vulnérables en milieu rural,
- République démocratique du Congo, enfants sans identité civile,
- Sénégal et Gambie, personnes souffrant de handicap et dépourvues de prothèses.
Pour financer les récompenses données aux lauréats, la Fondation Jean Cassaigne a été créée en 2021 sous l’égide de la Fondation Raoul Follereau. Des particuliers ou des entreprises sensibles aux objectifs et à la réalisation de ce Prix font des dons qui complètent les revenus d’une dotation initiale.
Solidaire avec la léproserie de Di Linh

L’association a également pour mission de continuer à encourager l’œuvre engagée par Mgr Cassaigne en 1927 au service des populations souffrant de la lèpre. La léproserie de Di Linh accueille toujours des malades de la lèpre et des religieuses, Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, sont actives auprès d’eux et des autres malades. A l’occasion des journées mondiales des malades de la lèpre en janvier 2022 et 2025, des quêtes ont été organisées à la sortie des églises de la paroisse natale de Mgr Cassaigne, Grenade-sur-l’Adour, et des paroisses environnantes. Le produit de ces quêtes est alors remis à la Compagnie des Filles de la Charité à Paris. En février 2022 et 2025, ce sont 1 550 € et 1 300 € qui ont été donnés grâce à la générosité des paroissiens landais et à une contribution propre de l’association.
Commémoration du cinquantenaire du rappel à Dieu de Mgr Cassaigne le 31 octobre 2023
Dans son village natal
1 – Colloque avec la Société de Borda
Près de 70 personnes se retrouvent samedi 28 octobre 2023 à Grenade dans une séance organisée avec la Société de Borda. Quatre interventions se succèdent.

M. Sallier, directeur du groupe scolaire Jean Cassaigne, déroule la vie de Jean Cassaigne, depuis son enfance à Grenade, son engagement au service des populations les plus démunies de l’Indochine, les épreuves auxquelles il a été confronté en tant qu’évêque de Saïgon pendant la 2ème guerre mondiale et la guerre d’Indochine jusqu’à son lit de mort le 31 octobre 1973 à Di Linh (Vietnam), lépreux au milieu de ceux qu’il appelait « ses chers enfants lépreux ».
Dans une intervention très riche d’un point de vue historique, Mme Marin, de l’Institut Catholique de Paris et membre de la commission historique pour la béatification de Mgr Cassaigne, explique ensuite pourquoi au 19ème et début du 20ème siècle la France a connu tant de vocations missionnaires, que ce soit des prêtres ou des religieuses. Elle insiste tout particulièrement sur la contribution de ces missionnaires à la connaissance des cultures locales, comme Jean Cassaigne qui a écrit le premier lexique Koho-Français, et sur la volonté des papes dès le début du 20ème siècle de développer le clergé local.
Après une visite guidée de la bastide par J.-P. Ducournau en début d’après-midi, G. Saint-Martin montre comment les prises de position favorables au Maréchal Pétain de Mgr Cassaigne lorsqu’il était évêque de Saïgon n’ont pas été accompagnées d’actes contraires à sa réputation de sainteté.

Enfin M. Sudupé, auteur du roman « Jean Cassaigne au service des Oubliés », explique comment le destin unique de ce personnage, qu’il qualifie d’« aventurier du cœur », peut être source d’inspiration littéraire et poétique.
2 – Messe de la Toussaint
Le 1er novembre 2023, dans l’église où Mgr Cassaigne a été baptisé et où il a célébré la messe, Mgr Souchu, évêque d’Aire-et-Dax, le P. Antoine de Monjour, des Missions Etrangères de Paris et le P. Franck Abougnan, curé de la paroisse de Grenade, concélèbrent la messe de la Toussaint.

En accueil, le président des Amis de Mgr Cassaigne rappelle la souffrance vécue par Mgr Cassaigne dans ses derniers jours et la joie qu’il montrait à l’accepter. Dans son homélie, Mgr Souchu évoque les engagements du Vatican au début du 20ème siècle qui ont guidé l’action de Mgr Cassaigne. Il précise que nous sommes tous appelés à la sainteté et évoque plus particulièrement celle de Mgr Cassaigne, pas encore reconnue par le Vatican. En fin de célébration, le P. de Monjour souligne le caractère exceptionnel de l’œuvre de Mgr Cassaigne et toute l’assemblée lit la prière pour sa béatification.
A la léproserie de Di-Linh
1 – Soirée de veille le 30 octobre 2023

Cette soirée de veille est dédiée au souvenir et au recueillement. Plusieurs centaines de personnes participent, parmi lesquelles des dizaines de prêtres et de religieuses, des malades de la lèpre ainsi que de très nombreux enfants. Un diaporama sur sa vie est présenté avec un spectacle de danses folkloriques des populations montagnardes qu’il a évangélisées et soignées. Des prières sont récitées autour de sa sépulture et tous les fidèles viennent s’y recueillir.
2 – Messe anniversaire le 31 octobre 2023


Une foule immense se presse à nouveau ce matin-là. Au premier rang, sont réunies les personnes souffrant de la lèpre et vivant dans le village des lépreux. Un autel est dressé devant le tombeau de Mgr Cassaigne où plusieurs célébrants officient autour de Mgr Nguyen Van Manh, l’évêque de Dalat. Les lectures ont été choisies pour souligner le fait que les souffrances n’ont pas éloigné Mgr Cassaigne de Dieu. Dans son homélie, Mgr Nguyen Van Manh décrit la nouvelle voie adoptée par le Vatican en 2017 pour béatifier celui ou celle qui fait don de sa vie pour l’amour des autres. La vie de Mgr Cassaigne s’inscrit bien dans cette voie.